Le 18 mars à Coutances, 52 adhérents de notre délégation L.C.E. 50 se sont retrouvés pour la journée d’amitié toujours chaleureuse et conviviale.
Le matin, après l’accueil autour d’un café, la projection du film du pèlerinage permet de revivre cette belle semaine à Lourdes : « on s’y croirait ». Le film restitue bien l’esprit et l’atmosphère de ce que nous avons tous vécu.
La messe est suivie du déjeuner et l’après-midi est consacré au témoignage du Père Michel Anquetil, prêtre fidei donum de Coutances. Parti pour 5 ans en Argentine, il y reste finalement 37ans.
C’est au cours d’un de ses « marathons culturels » à Paris, alors qu’il est aumônier à Coutances dans l’enseignement public, qu’il rencontre au comité épiscopal France –Amérique Latine Monseigneur Miguel Esteban Hesalyne. Il est alors invité à s’engager tant les besoins sont importants. Avec l’autorisation de Mgr Wicquart, évêque de Coutances et Avranches, le Père Anquetil arrive le 4 mars 1981 en Argentine.
Il est nommé dans le diocèse du Rio Negro qui s’étire sur 1000 km d’Est en Ouest et sur 400 km du Nord au Sud, la moitié de la France ! Il réside à San Antonio, à 1000 km au sud de Buenos Aires. Tous les matins, apprentissage de l’espagnol avec le journal et le dictionnaire et surtout aide efficace des enfants qui s’amusent beaucoup de l’accent du nouvel arrivant.
La population de la ville est passée en 10 ans de 15000 à 30000 habitants, installés de façon précaire dans les quartiers périphériques. Le Père Anquetil découvre la misère et beaucoup de solidarité : le travail de la pelle et la pioche qui permet d’apporter l’eau et l’électricité dans ces nouveaux quartiers soude des amitiés solides.
Le diocèse est composé de 9 grandes communautés avec de petits groupes bibliques qui assurent l’animation spirituelle et la diffusion de l’Evangile. Chaque communauté est sous la responsabilité d’une équipe élue à vote secret, c’est l’époque de la dictature.
Le travail d’évangélisation va de pair avec le souci de la promotion humaine car l’Etat est souvent absent. Face à chaque situation, une première question se pose : « Que ferait Jésus dans cette situation ?»
L’histoire de la clocharde montre l’engagement de ces chrétiens attentifs aux plus pauvres.
Dans une station balnéaire, la « clodia », accompagnée de 8 chiens fait les poubelles chaque jour. Maria, chrétienne engagée, essaie de l’approcher mais elle est vertement invectivée et agressée par un chien. A la fin de la réunion suivante de la communauté, le cas est soumis au groupe de prière et aux communautés : « Comment aider la clodia, que ferait Jésus avec tant de chiens ? » On décide de préparer un petit logement et en attendant elle est installée dans le bureau du Père Anquetil, en vacances en France. On le rassure : 6 chiens ont été donnés à des bergers qui en ont besoin et toutes les affaires du Père mises en sécurité. La clocharde tombée malade est accompagnée de Maria à l’hôpital. Logée dans une petite maison, elle s’est peu à peu intégrée. Elle a maintenant une carte d’identité et reçoit une petite pension. « La foi en Dieu et en l’homme a soulevé des montagnes », conclut le Père Anquetil et il ajoute « Les pauvres m’ont évangélisé ».
Une infirmière a créé un foyer pour les jeunes filles abusées ou manquant d’informations.
Depuis plus de 20 ans un foyer logement existe pour les personnes âgées.
Merci au Père Michel Anquetil pour ce beau témoignage qui montre l’engagement de chrétiens. Témoignage qui interpelle les laïques et leur rôle dans l’Eglise.
Marie-Paule, déléguée LCE 50

2 Responses
Merci pour ce beau témoignage missionnaire et engageant : oui, car à chacun de nous d’être ferment, là où il est, de solidarité et d’amitié en Christ…
Merci infiniment au Père Michel Anquetil pour le travail d’évangélisation engagé qu’il a et continu d’accomplir merci à tous les membres de sa mission c’est beau de voir que lorsque les fidèles se laissent porter c’est à dire conduire par les ministres (prêtres) de l’Eglise ils portent beaucoup de fruits.