L’après pèlerinage dans la Loire

Lors du pèlerinage nous avons vécu des temps très forts :
Temps très forts vécus tous ensemble : liturgie, enseignement de Monseigneur Ballot, sacrements du Pardon, de l’Onction
Temps très forts au plus intime de nos coeurs, pendant un moment d’adoration, en suivant le Chemin de Croix, devant la grotte où Marie a pu nous murmurer comme un appel à vivre dans son intimité, qui est tellement celle de son Fils,
Temps très fort dans les rencontres avec ceux et celles que nous avons croisés sur notre route,
Temps très fort d’écoute et de partage…
Bref, ce pèlerinage ne nous a pas laissés indifférents. Si nous ne sommes pas revenus guéris physiquement, je suis sûre que quelque chose a changé au fond de nous-mêmes; peut-être un « Oui » qui fait naître ce désir de Dieu, comme un creux qui s’offre pour être rempli.

Célébration eucharistique du samedi 20 septembre 2014

Tout cela est le murmure d’une source de vie qui nous dit : »Viens vers le Père ».
Ce que nous avons vécu est très beau, mais souvenons-nous que ce n’est qu’un commencement ou…une suite…
On ne va pas d’un pèlerinage à l’autre sans un engagement profond pour nous-mêmes et pour notre marche avec tous ceux qui souffrent personnellement ou à travers un membre très proche : famille, amis…
Au fond, le pèlerinage c’est un chemin qui est ouvert et qui se terminera au soir de notre vie, lorsque le Seigneur nous dira : « Très bien, bon et fidèle serviteur…entre dans la joie de ton Maître » Mat.25,14…
Sur ce chemin, on ne peut avancer en solitaire. Pensons à Jésus, sur les chemins de Palestine, il n’était pas seul, dès le début de son ministère il a appelé ses apôtres, ensuite il allait de bourgade en bourgade, guérissant, prenant soin des pécheurs, rendant un fils à sa mère, un frère à ses sœurs…
Dans les Actes des Apôtres, on voit Pierre et Jean, à l’image de leur Maître, être pleins d’attention pour les plus pauvres, les plus démunis…
Depuis les débuts de l’Eglise, les Saints et les Saintes qui nous sont donnés pour modèle ont vécu ce ministère de la charité, que ce soit par la prière ou par leur attention aux autres. La maladie nous inscrits au rang de ces pauvres, de ces démunis, lorsque la souffrance ne nous permet plus d’avancer, de prier et même d’offrir… Simplement,il faut que quelqu’un vienne nous soutenir, comme nous porter, pour nous aider à avancer… Pensons à Simon de Cyrène…

Simon de Cyrène aide Jésus (Calvaire de Pont-Château 44)

A ce moment-là, spécialement, le pèlerinage continue. Comme Simon de Cyrène, accompagnons ceux qui n’en peuvent plus, ceux qui demandent de l’aide, un petit moment d’écoute, un temps de silence ensemble, une prière…
Pensons aussi à Bernadette, cette « pauvre de Dieu » qui a contemplé Marie. Ca n’a pas été simple pour elle, à Lourdes comme à Nevers… Une fois à Nevers, son pèlerinage à Lourdes, elle le vivra au-dedans d’elle-même, certes, mais aussi au coeur de l’infirmerie où elle a passé ses dernières années à soulager, encourager ses Soeurs avant d’être elle-même immobilisée par la maladie.
Ainsi L.C.E. c’est Lourdes et Nevers : Accueillir le don de Dieu par Marie et le transmettre autour de nous. Un vrai programme.
Soyons-en persuadés, ce n’est pas un pèlerinage comme les autres….

Photos : P. Cabidoche

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