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LCE 72, le 26 avril 2026 : Une journée d’amitié à Baugé-en-Anjou, au pays de la Vraie Croix d’Anjou et des clochers Tors

Par un beau dimanche de fin d’avril, nous avons rendez-vous sur la grande place de Baugé-en-Anjou, à côté du château et du tribunal de cette petite cité du Maine et Loire au patrimoine remarquable. La journée a déjà bien commencé par les salutations qui marquent la joie de se retrouver quand nous sommes accueillis par les Soeurs de la Girouradière. La chapelle de leur congrégation des Filles du Coeur de Marie est devenue sanctuaire de la Vraie Croix d’Anjou depuis juin 2025.

En entrant, c’est ce trésor que nous découvrons et devant lequel nous prions, avant d’en apprendre l’histoire. Mère Claire Monique, supérieure de la congrégation, nous raconte comment cette Croix, façonnée dans le bois même de la Croix du Christ a été rapportée de croisade en 1241 puis conservée par les Ducs d’Anjou. C’est au XV eme siècle qu’elle devint la Croix de Lorraine par le mariage du Roi René d’Anjou avec Isabelle de Lorraine. En 1790, en pleine tourmente révolutionnaire, une riche et généreuse baugeoise, Anne de la Girouradière, acquiert le précieux objet et le confie aux sœurs dont elle est la fondatrice.

Depuis la très récente restauration du sanctuaire de 2025, la Vraie Croix d’Anjou, classée Monument historique, est conservée dans un magnifique triptyque, dont la vitrine d’exposition constitue le cœur, telle la page lumineuse d’un livre ouvert.

Ce moment de recueillement se poursuit par un enseignement très riche sur le sens de la Croix du Christ. Il nous est délivré par le Père Romuald Fresnais, Père de Ste Croix et recteur du sanctuaire. C’est passionnant, et nous sommes plusieurs à prendre des notes : avec beaucoup de pédagogie, il nous ouvre au message de la Croix, source de vie et de lumière, et nous pouvons retenir une phrase de ce brillant exposé : « Jamais la croix sans Jésus, jamais Jésus sans la croix ».

Forts de ces paroles, nous entrons ensuite dans la célébration eucharistique de ce 4eme dimanche de Pâques, consacrée à la prière pour les vocations. Le Père Abel Reveau, notre prêtre accompagnateur concélèbre avec le Père Fresnais. C’est une messe priante et joyeuse que nous vivons avec les Sœurs, les jeunes membres de la propédeutique de la communauté St Martin d’Evron,  et les fidèles venus nombreux dans cette petite chapelle, parmi lesquels quelques résidents de l’établissement de santé qui jouxte le sanctuaire.

Après cette matinée spirituelle et ressourçante, certains visitent le musée tandis que d’autres se dirigent vers le lieu du déjeuner. Nous commençons par donner et recevoir des nouvelles des absents, nous pensons à eux et prions pour eux.

Puis vient le moment de détente et d’échange simples et amicaux au cours d’un pique-nique dans le jardin des sœurs où embaument les roses et où les bosquets nous offrent leur ombre bienfaisante, mais rare ! Tout se passe très agréablement, pourtant il est temps de repartir vers de nouvelles découvertes.

 

En voiture ou à pied, nous nous dirigeons vers l’Hôtel-Dieu de Baugé, autre trésor de la ville : la visite guidée nous permet d’admirer l‘Apothicairerie installée dans l’Hôtel-Dieu en 1675. C’est sans conteste la perle de cet ensemble hospitalier fondé au milieu du XVII eme siècle. Elle compte 650 pots remarquablement conservés, et dont certains contiennent encore diverses « drogues » et plantes. La salle des malades et les panneaux présentant les soins et les techniques chirurgicales anciennes nous donnent un aperçu de ce qu’était la médecine à l’époque de Molière. Une fois la visite achevée, nous pouvons continuer à notre rythme dans la chapelle ou d’autres salles tout aussi riches et belles.

Mais la journée n’est pas encore terminée puisque nous partons vers Pontigné, village dont l’église Saint Denis conjugue le style roman et le style gothique angevin et où nous attend une autre particularité architecturale de la région baugeoise : le clocher TORS. Plusieurs églises du pays baugeois possèdent un clocher comme celui-ci, qui donne l’impression d’être « vrillé ». Rien de précis ne permet de donner une explication à cette originalité extérieure qui ne manque pas d’attirer l’œil. Mais la surprise vient alors : c’est en entrant dans le petit édifice que nous découvrons les peintures murales dont l’exécution s’étend du XIII eme siècle au XVIII eme siècles. L’ensemble a été restauré de façon exceptionnelle de 2003 à 2013, et il en reste à dévoiler.

Après une dernière prière pour rendre grâce pour cette belle journée, nous nous saluons bien fraternellement avec un « à bientôt » plein de la promesse de moments à venir si réconfortants à partager.

Merci à Anne de nous avoir guidés sur des terres chères à son coeur, merci à Abel, et merci à chacun et chacune

 Véronique

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