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Les Journées d’amitié « hors les murs » de la Délégation du Rhône

Deuxième partie 2/2

Le 23 avril, nous nous retrouvons également une vingtaine de personnes pour la visite des cachots de premiers chrétiens de Lyon (et peut-être de la Gaule, aujourd’hui la France…) sur le site de l’Antiquaille, au pied de la basilique de Fourvière, qui domine Lyon de toute sa splendeur, sur la colline dite «  la colline qui prie », là où se trouve la résidence de nos évêques. En 2003, la fermeture de l’hôpital de l’Antiquaille, exactement deux cent ans après son installation, marqua le tournant de la rénovation de l’ensemble des Hôpitaux de Lyon. Pour la petite histoire, notre Déléguée Hélène Boinay travailla dans cet hôpital dans les années 1970-1975…

Situé au cœur du périmètre classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce lieu emblématique offre une expérience immersive accessible à tous, que vous soyez passionné d’histoire, curieux ou en visite touristique à Lyon.

La tradition situe dans cet espace remarquable le “cachot de Saint-Pothin”, premier évêque de Gaule, sous les bâtiments occupés autrefois par le couvent des Visitandines (XVIIe siècle) devenu ensuite Hôpital de l’Antiquaille.

Une crypte classée aux Monuments Historiques, ornée d’un exceptionnel ensemble de mosaïques du XIXe siècle évoque l’histoire des martyrs de la première communauté chrétienne de Lyon sous l’Empire Romain en 177.

Les premiers chrétiens de Lyon furent toutes et tous persécutés au nom de notre foi chrétienne, alors que le culte des dieux romains était le seul autorisé, nous sommes alors dans la première moitié du IIème siècle après J.C.

La Basilique de Fourvière (en travaux)
Le cachot de Saint Pothin

Ainsi, à Lyon, nombre d’église sont dédiées à nos martyrs, l’église Saint-Pothin dans le 6ème arrondissement, l’église Sainte-Blandine, dans le 2ème, non loin de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, l’église Saint-Polycarpe, dans le 1er, située sur  « la colline qui travaille », la colline de la Croix-Rousse, qui fut au XIXème siècle le lieu des « Révoltes des Canuts » en 1831, 1834 et 1848. Et puis l’église Saint-Irénée, non loin de la basilique de Fourvière, et donc de l’Antiquaille, dans le 5ème.

Les premiers chrétiens de Lyon nous montrent un chemin de foi, tel que nous ne serions peut-être pas capables de suivre aujourd’hui. En 177 après J.C., ils furent exécutés dans l’amphithéâtre de Lugdunum, n’ayant jamais renoncés à leur foi en Jésus-Christ. On s’accorde à dire qu’ils furent une cinquantaine à mourir cette année-là, victimes des Romains.

Irénée, élève de Saint Polycarpe, lui-même mort vers 150, échappa, sans que l’on sache de quelle manière, à la persécution, et continua son ministère, devenant ainsi le successeur de Saint-Pothin comme évêque de Lyon.

Après cette visite des cachots, riche d’enseignements et qui nous rappela notre histoire chrétienne, nous avons sacrifié au rituel lyonnais par un repas dans un restaurant proche. Puis nous sommes montés jusqu’à la Basilique de Fourvière, où, dans la chapelle de la Vierge, nous avons célébré l’eucharistie avec notre aumônier Maurice Monnier.

 

Quelques témoignages de cette journée :

De Michel L. :

[…] A 15 h, messe à la petite chapelle de la Vierge, qui nous était réservée; Maurice nous confie que c’est la première fois qu’il officie dans ce lieu ; une messe bien dans le style LCE – Régis en chef de chœur – où nous avons prié bien sûr pour tous nos amis (ies), et tous ceux qui se battent contre la maladie. Au moment de la communion, quelques jeunes filles qui se trouvaient un peu en arrière se joignent à nous, instant très fraternel.

De Bénédicte :

Très impressionnant ce musée des cachots ! Très franchement je n’aurais pas donné ma vie pour Dieu dans le contexte de l’époque (et peut-être même aujourd’hui  !) […] Le courage, la détermination, la fidélité des martyrs prouvent combien leur foi était grande et exemplaire. […] La messe (merci Maurice) clôturant cette journée pleine de découvertes a été le reflet de ce que j’ai ressenti : très grand respect pour ces martyrs vivants, humilité devant leur foi, paix intérieure, admiration devant leurs témoignages et espérance que notre croyance en Dieu se poursuive encore… très, très longtemps…

De Monique :Ce 23 avril a été une journée  d’émotion car jour anniversaire de maman. Elle aurait eu 100 ans et j’ai pu partager ma peine avec certains. J’ai trouvé la messe très porteuse. Des jeunes se sont  joints à nous en toute simplicité.                                                                                                                                                        

 

La procession des martyrs de Lyon

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