Voici le thème qui nous réunit ce 14 juin à Obernai ! Par une belle journée ensoleillée, nous nous retrouvons au foyer à l’ombre de la magnifique église de cette ville alsacienne bien connue des touristes !
Nous sommes heureux de nous retrouver, de prendre des nouvelles des uns et des autres, d’exprimer par des paroles, des gestes, des regards, notre amitié, notre fraternité et notre soutien !
Et nous accueillons avec joie en ce jour le Père Christophe Sperissen, directeur diocésain de l’enseignement de la religion catholique à l’école et du service de la catéchèse, venu nous parler d’un thème important à LCE : l’Espérance, cette petite fille préférée de Dieu !
« La foi que j’aime, dit Dieu, c’est l’espérance. La foi, ça ne m’étonne pas. Ce n’est pas étonnant. J’éclate tellement dans la création. La charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas. Ce n’est pas étonnant……Ce qui m’étonne, c’est l’ESPERANCE…L’espérance est une toute petite fille de rien du tout qui est venue au monde le jour de Noël l’année dernière. C’est cette petite fille de rien du tout…..La foi voit ce qui est. La charité aime ce qui est. L’ESPERANCE VOIT CE QUI N’EST PAS ENCORE ET QUI SERA. ELLE AIME CE QUI N’EST PAS ENCORE ET QUI SERA. Et au milieu de ses deux grandes sœurs, elle a l’air de se laisser traîner comme un enfant qui n’aurait pas la force de marcher et qu’on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité, c’est elle qui fait marcher les autres. Et qui les traîne et qui fait marcher le monde »
C’est avec cet extrait de Charles Péguy que Christophe Sperissen, a introduit son message.
L’essentiel est dit. Il faudrait écrire tout un chapitre pour transmettre la totalité de son message tant il était dense et profond. Voilà ce qu’une auditrice en retient.
En cette année jubilaire, l’église nous plonge dans le mystère de l’espérance sur tous les tons et toutes les couleurs. Christophe nous propose de regarder le logo prévu en cette année 2025. L’image est riche en symbolisme. Elle représente le thème central voulu par le pape François : l’espérance, la fraternité, la miséricorde. Toute une année nous est donnée pour approfondir la foi, la communion fraternelle et surtout marcher ensemble comme PELERINS D’ESPERANCE. Elle nous invite tous à marcher ensemble vers un futur meilleur au nom de la fraternité.
Les quatre figures stylistiques nous rappellent les couleurs de l’arc en ciel et nous mettent d’emblée en communion avec les humains de tous les continents. Les quatre personnages s’avancent en s’enlaçant comme pour exprimer la solidarité et la fraternité qui devraient unir tous les peuples du monde. Le premier s’accroche à la croix et les trois autres s’accrochent au premier. Merveilleuse image pour nous redire qu’on ne vit pas l’espérance tout seul. C’est ensemble que nous sommes invités à aller au Christ. Nous avons un besoin vital de nous relier les uns aux autres.
La croix est le signe d’espérance par excellence pour tout chrétien. Elle n’est pas droite, ni figée, ni statique. Elle dessine une ligne dynamique, une courbe qui se penche vers l’humanité, comme pour l’embrasser et aller à sa rencontre, lui offrant la certitude de sa présence et la sécurité de l’espérance symbolisée par l’ancre qui trempe en pleine mer ballotée par les vagues. OUI, NOUS SOMMES PELERINS DE L’ESPERANCE, ENSEMBLE, ANCRES DANS LA FOI, L’ESPERANCE ET LA CHARITE.
A la suite des premiers chrétiens, nous sommes en route avec le Christ, pour vivre l’espérance dans le quotidien de nos vies, embarqués dans quelque chose qui n’est pas encore mais qui sera. Mystère de la foi que nous célébrons à chaque Eucharistie. Dieu est venu en Jésus, il est là au cœur de nos vies, dans les joies et les peines, dans les tristesses et les angoisses et Dieu est toujours notre avenir.
ETRE TEMOIN DE L’ESPERANCE tout simplement en étant présent à toute personne que nous croisons. Même si nous avons l’impression que rien ne se fait, faisons confiance à Dieu qui agit par son Esprit.
N’oublions pas que le tabouret du pianiste comporte 3 pieds… Si un pied lui est retiré, il est bancal….Ainsi en est-il de notre vie chrétienne qui se déroule à plusieurs niveaux : la tête, le cœur, les mains. Il faut les trois pour qu’il y ait équilibre. La célébration est importante, mais il faut aussi le partage, la fraternité et la vie concrète en cohérence avec notre engagement de chrétien.
Sœur Bernadette
LCE 67/68