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Bonne fête de Notre-Dame de Lourdes

Le 11 février 1858, le froid vif contraignait Bernadette Soubirous à aller chercher du bois là où il était gratuit, sur les berges du gave de Pau, près de la grotte de Massabielle. Cette mission pour sa famille l’amènera à une rencontre extraordinaire avec la « belle dame ».

Ce 10 février 2024, la procession Mariale avait démarré dans le froid et la pluie, présidée par Monseigneur Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes. Une foule très nombreuse était venue prier à la suite de la statue de la Vierge.

Et puis, au milieu du quatrième mystère une panne générale d’électricité a plongé la ville et le Sanctuaire dans le noir. Plus d’éclairage, plus de sonorisation, seuls restent cette grande foule, les flambeaux et la prière.  En quelques secondes, les onduleurs du système de secours de la sonorisation se mettent en route, le micro fonctionne et la procession prend une superbe dimension, éclairée par la ferveur des pèlerins et accompagnée par la trompette d’Alain Chérel. Les sœurs du carmel apostolique de Bagnères-de-Bigorre (où Bernadette s’était rendue lorsqu’elle se questionnait sur sa vocation religieuse) ont entonné un beau chant sur l’apparition « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici ».

Quelle belle annonce de la fête !

Un peu plus tard, alors que la panne se prolonge, la grotte offre une image inhabituelle : la statue de la Vierge est plongée dans l’ombre, seul le candélabre offre une lumière croissante car les pèlerins ont entrepris d’allumer tous ses cierges. Lorsque le feutier arrive, il ne lui reste que la dernière rangée et le cierge du haut à allumer (celui qui symbolise Jésus, les autres symbolisant l’Eglise).

Les apparitions du 11 février et du 16 juillet se sont déroulées en journée, mais la plupart des autres ont eu lieu de nuit, avec pour toute lumière les cierges de Bernadette et des spectateurs. Et hier soir, cette grotte uniquement éclairée par des cierges évoquait avec beauté ces apparitions.

Belle fête de Notre-Dame de Lourdes à tous, en particulier à nos frères malades.

Philippe Cabidoche

7 Responses

  1. Merci Philippe de nous faire vivre « en direct » ces journées de Lourdes et cette procession pleine de ferveur et d’émotion.
    A tous, très belle fête de ND de Lourdes, en union de prière. Bien amicalement et fraternellement.
    Pierre

  2. A l’heure où la technique humaine fait défaut, la foi demeure, intangible, et passe bien au-delà de nos contingences.
    Quelle belle image que la Vierge, illuminée seulement de nos toutes petites lumières, les lumières de nos bougies et de nos cierges, mais aussi, et surtout, les lumières de notre espérance, à jamais dans nos cœurs…
    Au moment où nous recevions le message de Philippe (qu’il en soit vivement remercié !), nous étions réunis, LCE du Rhône et les malades du Centre Léon Bérard, pour la célébration eucharistique de ce dimanche, dimanche de la Santé, et donc de nous toutes et tous, malades, aidants et soignants. Belle coïncidence !
    Fraternellement et amicalement, à bientôt !
    Hélène et Régis Boinay

  3. L’électricité ne donne pas tout; le plus important est la lumière des coeurs qui est mise en évidence par celle des cierges.
    En ce jour où nous prions pour les malades, louange au Christ Jésus qui touche les malades.
    Fraternellement,
    Bernard

  4. Merci Philippe de nous faire revivre ce moment qui à l’époque n’était pas éclairé , mais que la lumière de la foi .

    Amicalement
    Edith

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