Journée d’amitié LCE à La Châtre

C’est avec plaisir que les membres de LCE 18 avaient prévu de se retrouver chez nos amis de LCE 36 afin de partager avec eux et chez eux. Nous les en remercions très vivement pour leur accueil et leur aide qui ont contribué à la réussite de cette journée.

Malgré un temps très maussade les “covoiturages” ont tous pris la route et sont arrivés à l’église de la Châtre vers 10h ce mardi 21 mars, accueillis par Marguerite R. et le père Vincent Béguin, curé de la paroisse. Une demi-heure pour s’embrasser se manifester la joie des retrouvailles et les pères Vincent et Jean-Marie accompagnés de notre diacre Denis célèbrent  la messe à laquelle quelques paroissiens s’étaient joints.

Le père Jean-Marie dans son homélie en lien avec l’évangile nous a  dit que la seule dette dont nous aurons à rendre compte est  la dette de l’amour.

Le père Vincent Béguin nous a ensuite partagé la vie de l’église du “bas Berry”.

    Sur le plan de la foi le doyenné comprend 4 paroisses qui représentent 46 clochers et 26000 âmes. La mission est confiée au père Béguin à la Châtre et à un missionnaire du Sacré Cœur qui réside à Neuvy St Sépulcre, aidés par 2 prêtres en disponibilité.(regret de ne pas avoir de diacre) . Ils sont assistés par 2 salariés 1 comptable et 1 secrétaire.

     Le doyenné a son équipe d’animation pastorale et un conseil pastoral est entrain de se mettre en place. Des liens existent aussi avec la pastorale de la santé (60% de la population est en retraite). Des activités saisonnières ont lieu l’été pour les touristes.

    D’autre part il est à noter de nombreux pèlerinages : pèlerinage du précieux sang du Christ à Neuvy St Sépulcre, pèlerinage de Ste Sévère, pèlerinage de Notre Dame de la Trinité à Cluis, de la Bouzanne à Aigurande, de Notre Dame de Vaudouan à Briantes.

C’est important de les maintenir car certaines personnes ne viennent que pour ces fêtes. (nombreux St Vincent et St Blaise).

    Il existe aussi des fêtes patronales telles que les St Vincent et St Blaise, et aussi Ste Agathe, St Martin,  Ste Madeleine…

    Il y a également 2 centres spirituels, l’un avec 2 religieuses, le 2ème étant le centre St Jean de la Croix, tenu par des sœurs (4) et des postulantes très dynamiques.

    C’est aussi un lieu de passage du chemin de St Jacques de Compostelle et le presbytère en est une halte . Environ 300 pèlerins s’y sont arrêtés  en 2016.

Des personnes s’engagent aussi dans des associations ; les amis de la basilique, association pour le grand orgue .

         Midi:  il était temps d’aller se restaurer. Guidés par nos amis de la Châtre nous nous dirigeâmes ( sous la pluie) vers  un petit restaurant ou nos 52 places étaient réservées. Tout fut impeccable, le repas simple et très bon , la convivialité, le service. (merci à ceux qui nous l’ont enseigné).

         Après le repas, une visite de la ville par les membres de  l’association “Les  AMIS  DU  VIEUX  LA  CHATRE” (toujours sous la pluie) nous a permis de découvrir la richesse du patrimoine de cette petite ville. Monique et 3  autres bénévoles se sont mis à notre service avec gentillesse et compétence.

   La Châtre, sous-préfecture, est une ville qui a su préserver son patrimoine architectural, qui regroupe de nombreux artisans d’art (restauration de meubles, lutherie, tailleur de pierres, ferronnerie d’art, tapisserie….) et c’est aussi le pays de George Sand. Celle-ci a une statue en centre-ville et dans l’ancien château en forme de donjon (jadis prison) un musée G.Sand a été aménagé. Il possède entre autre une collection de 3000 oiseaux naturalisés et des peintures de l’école impressionniste de Crozant.

   La Châtre qui domine la vallée de l’Indre est marquée par son histoire. Elle fut brûlée au 12° siècle, touchée par la peste au 14°puis a prospéré aux siècles suivants autour de ses tanneries et de ses moulins. Jadis 3 grandes foires assuraient un certain dynamisme. Ville marchande mais aussi ville de juridiction et de notables qui se sont fait construire de belles demeures.

Deux maisons à pans de bois retiennent l’attention, l’une tient par les montants en pierres de chaque côté, pour l’autre” la maison cage”, c’est le bois qui tient la maison. Et c’est là que G.Sand a situé son roman “André”.

Une autre très belle bâtisse à admirer est l’ancien grenier à sel, au pignon très haut conçu pour 2 étages de stockage de sel. Cette charge se transmettait de père en fils.

   Le couvent des carmes est devenu la mairie mais il reste une chapelle (ouverte exprès pour nous). Les carmes y sont restés 4 siècles, c’était un ordre mineur qui vivait de la charité. Pauvres à l’origine ils sont devenus riches grâce à des dons en échange de prières.

    La visite de la ville a été un peu  plus rapide que prévu du fait de la pluie et c’est donc avec plaisir que nous sommes rentrés dans l’église où nous étions à l’abri. Nous avons pu admirer en particulier une piéta et 2 vitraux se faisant face, l’un illustrant l’écroulement du clocher et l’autre sa reconstruction.

L’église actuelle a été finie en 1903 et fut édifiée sur l’emplacement d’une église commencée au 11° siècle.

Quel bonheur de rentrer ensuite au chaud salle St Germain où nous y attendaient les personnes qui n’avaient pas  souhaité faire la visite à pied.

Denis nous aide alors à nous recentrer sur le Christ à partir de la parabole de la brebis égarée et d’une méditation du pape François (dans la joie de l’amour)

  • Est-il sage de laisser 99 brebis dans le désert (qui dans la tradition est symbole de mort) ?
  • Jésus veut nous dire que pas une seule brebis ne peut être perdue.
  •  Question: cette brebis perdue nous fait penser à qui ?

La communauté est appelée à prendre soin de chacun de ses membres, nous avons le devoir d’être attentif, d’être gardien de l’autre.

  • Démarche de carême proposée: essayer d’être attentif à l’autre, de pouvoir communiquer avec l’autre. C’est une grâce que nous pouvons demander au Seigneur pour pouvoir s’approcher et entrer en contact.

Avant de nous séparer, nos amis de la Châtre nous avaient préparé boissons froides ou chaudes accompagnées de pains bénis, spécialité locale et excellente.

Chacun a repris sa voiture pour repartir la tête, le cœur (et l’estomac) bien remplis en attendant la prochaine rencontre de notre délégation au monastère de l’Annonciade à St Doulchard.

Le signe que c’est Dieu qui parle,

C’est la voix qui m’appelle à sortir de moi-même

Pour aller vers autrui.

(père François Euvé, jésuite)

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